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RoboCop
Ciné Concert de FRAGMENTS, selon l’œuvre de Paul Verhoeven.
S’appuyant sur les résonances politiques de cette dystopie satyrique avec les préoccupations sécuritaires et technologiques de nos sociétés actuelles, ce nouveau ciné-concert nous emporte dans une véritable expérience esthétique et sensorielle.
Une ré-interprétation musicale qui s’affranchit de l’ultra-violence et des codes symphoniques pour donner à voir et entendre une autre vision du film. Et d’un cinéaste qui a toujours su mener de front cinéma grand public et vision d’auteur.

Après un premier travail remarqué autour du film culte des Frères Cohen, Fargo, FRAGMENTS s’empare aujourd’hui du classique polysémique et oscarisé de Paul Verhoeven : RoboCop (1987).
Conservant l’intégrité du film et l’intégralité des dialogues, Benjamin Le Baron (claviers, machines), Tom Beaudouin (guitare, synthés) et Antoine Gandon (batterie, machines) élaborent une fascinante et créative réinvention de la bande-son, autour d’orchestrations électroniques, de rythmes robotiques et de textures sonores synthétiques.
« L’esthétique et le second degré à l’œuvre dans ce film nous ont immédiatement attiré, explique Benjamin Le Baron (claviers, machines). Film de genre, il propose une lecture à plusieurs niveaux, avec une forte dimension satirique et politique sur la gestion sécuritaire et technologique.
Cette dystopie résonne malheureusement de manière très actuelle dans nos sociétés ». Sorti en 1987, primé aux Oscars et dans de nombreux festivals, ROBOCOP met en scène Peter Weller et Nancy Allen dans un avenir proche, à Détroit (USA), au cœur d’une société, corrompue et gangrenée par la criminalité.
Paul Verhoeven, cinéaste qui a toujours su mener de front cinéma grand public et vision d’auteur, utilise ici l’ultra-violence pour dénoncer les paradoxes de l’Amérique de Ronald Reagan.
Cet univers, à priori très éloigné de celui de FRAGMENTS, ouvre un vaste champ de possibles pour la créativité du trio. « Le film a souvent été envisagé à tord comme une copie de Terminator, poursuit Antoine Gandon (batterie, machines).
En réalité, c’est un véritable cheval de Troie politique, un film qui détruit de l’intérieur et en format technicolor, avec une dimension corrosive qui saute immédiatement aux yeux aujourd’hui ».
Ce second degré va bien sûr être intégré à la musique, en détournant les codes musicaux et la dimension orchestrale et symphonique du travail original du compositeur, Basil Poledouris. Mais, comme pour Fargo, la recomposition se fait dans un respect total du rythme, des séquences et des dialogues. Le film est découpé en une cinquantaine de séquences de travail qui vont servir de point de départ à cette écriture collective donnant à voir et entendre une autre vision du film.



